dimanche 29 mars 2015

Dimanche des Rameaux

« Aussitôt, pour la deuxième fois, un coq chanta. Et Pierre se rappela la parole que Jésus lui avait dite: " Avant que le coq chante deux fois, tu m'auras renié trois fois. " Il sortit précipitamment; il pleurait. » (Mc 14, 72)


Musiques improvisées sur les thèmes grégoriens de la Fête

- "Hosanna Filio David"
Hosanna au Fils de David ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur !
O Roi d'Israël, Hosanna au plus haut des cieux !

- "Procedamus in pace"
Avançons en paix. Au nom du Christ. Amen.

- "Gloria, laus et honor tibi sit"
Gloire, louange, honneur à vous, Christ Roi Rédempteur, vous à qui des lèvres enfantines ont chanté l'Hosanna sacré !
et "Stabat Mater dolorosa"
Elle se tenait debout, la Mère, malgré sa douleur !

Jean Paul Schiffmann


samedi 21 mars 2015

Cinquième Dimanche de Carême

Messe des Familles

 le Grand-Orgue n'est utilisé que pour l'accompagnement de certains cantiques !

à l'orgue Antoine Joly




samedi 14 mars 2015

mardi 10 mars 2015

Hommage à Philippe Hartmann

Nous avions évoqué le décès de Philippe Hartmann le 17 janvier 2014, le lendemain de sa mort.
Puis nous avions publié un bref article le 21 janvier 2014 avec un lien très riche sur une publication de Pascal Quoirin qui l'a bien connu.


Voici une autre publication parue dans l'Orgue Francophone N° 50, revue de la FFAO (Fédération Francophone des Amis de l'Orgue) et signée de Jean Paul Schiffmann.

Cet article annonce également La Journée Hommage à Philippe Hartmann
Le 20 mai 2015





Article FFAO
"J’ai fait la connaissance de Philippe Hartmann en même temps que celle de Maurice Moerlen en 1965. Il était venu installer un petit orgue positif au séminaire de Pelousey (25), pour l’enregistrement des chorals de la Passion selon Saint-Jean de Bach avec les choeurs symphoniques de Besançon placés sous la direction de Roger Pernette. Maurice Moerlen tenait le clavier.
Passionné d’orgue, je rencontrais deux personnes qui restèrent ensuite des références dans ma vie et pas seulement sur le plan artistique.
Philippe Hartmann travaillait à cette époque sur l’orgue de Baume les Dames qui fut inauguré deux ans après par Michel Chapuis. Il était déjà reconnu comme un facteur d’orgue très clairvoyant. N’avait-il pas sauvé plusieurs instruments dont le grand orgue de Dole dans les années cinquante et en 1963 celui de Saint-Jean de Losne qu’il aimait particulièrement. 
Je l’ai retrouvé à plusieurs reprises en particulier à Saint Dié au stage d’orgue que dirigeait Pierre Vallotton, fondateur de la FFAO. Je me souviens d’une conversation avec Pierre qui qualifiait Philippe Harmann de « facteur d’orgue génial du siècle » !
Un dimanche matin nous venions de suivre ensemble le culte au temple de Saint-Dié. Philippe m’invita à aller aussi à la messe à la cathédrale car «nous sommes aussi catholiques, Schiffmann, n’est-ce pas ?» Ca m’avait amusé sur le moment, mais en même temps je découvrais la foi profonde de l’homme. J’ai pu par la suite confirmer cette impression dans différentes conversations, y compris théologiques, toujours passionnantes. 
Une conversation avec Phlippe amenait toujours ses amis  à se  remettre en cause sur bien des points de leur existence, et naturellement sur la manière de penser l’orgue  tant sur le plan instrumental que sur le plan musical. Philippe Hartmann était intarissable  sur Bach et sur la musique des XVII et XVIII ème siècles français, mais il avait aussi des avis pertinents sur les compositeurs du XXème siècle. Il avait son franc parler, mais avec une grande délicatesse il savait corriger une affirmation qui ne lui convenait pas.

Philippe Hartmann est décédé le 16 janvier 2014

C’est au cours d’une conversation informelle, avec Michel Chapuis et Jean Deloye, à Jouhe le 5 novembre 2014 que la personnalité de Philippe Hartmann a été évoquée pour la FFAO. En voici les  traits principaux :

Philippe Hartmann a contribué à relancer la restauration des instruments anciens en  veillant à leur protection. Il restera comme une personnalité indispensable dans le monde de la facture d’orgue de son temps. Nous partagions sa pensée et nous avons beaucoup discuté ensemble sur les instruments historiques en particulier.
C’était surtout un chercheur qui n’était pas sûr, d’ailleurs, de ses idées. Elles étaient toujours très intéressantes : il a fait des essais notamment sur le plan mécanique et sur le plan sonore, tout en restant très prudent.  Il avait une grande qualité : il savait aussi recevoir les idées des autres sur le plan technique et les adopter, si elles lui paraissaient bonnes. A cet égard, il n’était pas jaloux du tout, et acceptait volontiers de partager ses propres idées. Il ne cachait pas son savoir-faire, ce qui est assez rare, quand bien de ses confrères cherchent à garder leurs secrets.
Tous ceux qui l’ont connu en gardent des souvenirs émus. L’homme était d’une extrême gentillesse et d’une grande bonté. C’est ainsi qu’on ne l’entendait jamais dire du mal de ses collègues. Cela ne l’empêchait pas de faire des remarques sans condescendance sur une approche qu’il jugeait discutable. D’une grande culture foncière, il échangeait sur tous les sujets avec une grande courtoisie.
Son influence parmi les facteurs d’orgue a été importante non seulement en France, mais également au niveau européen. Il a impulsé un mouvement qui perdure de nos jours. De nombreux facteurs lui doivent leur formation initiale ou ont bénéficié de ses conseils.
 Michel Chapuis précise qu’il a lui-même beaucoup appris de Philippe Hartmann sur le plan pratique, c’était le but, mais finalement sur tout le monde de l’orgue. Il voulait constamment faire connaître autour de lui ce qu’il savait.
Jean Deloye ajoute que dans le domaine des orgues de salon il avait beaucoup d’imagination. Il trouvait souvent des astuces originales. Michel Chapuis précise qu’à l’endroit des astuces «ce n’était même que ça». En présence d’un problème difficile il ne renonçait jamais et finissait toujours par trouver une solution. 
Comme beaucoup de ses condisciples Jean Deloye déclare qu’il a été heureux «d’apprendre son métier avec cet homme là». Précision du travail bien fait, esprit du beau, choix des bons matériaux, conseils pertinents sur le plan technique …"
Lors d'une petite conférence avec les Amis de l'orgue de Dole, Jean Deloye terminait en disant que, bien sûr il avait un père biologique, mais que Philippe Hartmann était son "père professionnel".
Jean Paul Schiffmann
Revue  L'Orgue Francophone N° 50 page 83








Hommage à Philippe Hartmann 





dimanche 8 mars 2015

Troisième dimanche de Carême

«Cessez de faire de la maison de mon Père une maison de commerce. » (Jean 2, 16)



Tout au long de la célébration Musiques extraites des "Heures Mystiques" Op. 29 (1895-1896)

Léon Boëllmann (1862-1897)



jeudi 5 mars 2015

Pierre Cochereau

Nous n'aurons pas eu le plaisir d'entendre Pierre Cochereau à Saint-Martin.
Une invitation avait été envisagée mais le budget était conséquent.
Nous attendions de pouvoir rassembler quelques francs ...
 et nous aurions eu certainement la joie de le recevoir
en présence de Philippe Hartmann dont il était très proche ...
Philippe nous avait encouragé dans ce sens ! 

Mais ce grand artiste nous a quitté brutalement le 5 mars 1984

Pour passer un moment original avec lui et Francis Perrin déguisé en Quasimodo, cliquez sur le lien suivant :  à la rencontre de Pierre Cochereau

Pierre Cochereau sur un orgue conçu par Philippe Hartmann 

En 1959, Philippe Hartmann concevait cet instrument que Pierre Cochereau jouait l'été avec son complice Roger Delmotte, trompettiste. En parcourant les plages, des concerts étaient organisés dans des églises sans orgue. Une initiative qui avait pour but de faire découvrir la musique d'orgue aux estivants.

Il fallait évidemment transporter cet instrument


L'orgue positif de Philippe Hartmann comportait une quinzaine de jeux

Photos de 1969 (pochette d'un disque vinyle)
Rappelons que Philippe Hartmann restaurait le Grand-Orgue de Baume-les-Dames
dans ces années là : 1963-1967