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jeudi 3 août 2017

Mâcon Cathédrale Saint-Vincent

Le Grand Orgue de la cathédrale Saint-Vincent de Mâcon possède le même buffet que celui de 
Saint-Martin de Baume-les-Dames

Construit en 1841 par Claude-Ignace et Joseph Callinet, il a sans doute été copié sur celui de Baume-les-Dames qui lui, a été construit par les mêmes facteurs en 1839.




L'orgue de la cathédrale de Mâcon est de style romantique.
Il fut en effet remanié en 1897 par Didier van Caster,
puis en 1972 par Merklin & Kuhn.

On remarque de part et d'autre du grand buffet les tuyaux en bois des jeux de pédale.
A Baume-les-Dames ces jeux sont disposés derrière l'instrument.

Sur une ancienne carte postale, à Baume-les-Dames,
on peut remarquer aussi des ajouts qui ont été retirés en 1967.



vendredi 5 mai 2017

L'orgue de Claude Saumet détruit !

L'église Saint-Martin de Baume-les-Dames a connu deux orgues avant la construction des Grandes Orgues des Frères Callinet en 1839 !

Un instrument, dont on ne sait rien, fut installé au XVIIème siècle.
En 1746 Claude Saumet construit un nouvel instrument peut être avec des éléments anciens.

C'est cet instrument qui fut détruit lors de l'effondrement du clocher en 1821.

Ancien clocher

L'extrait suivant relate ce triste évènement :


"Le 11 septembre, à une heure et demie après midi, le toit de l’église de Baume (Doubs) s’est écroulé tout entier sur la voûte de la nef, que cette chute a crevassée et percée en plusieurs endroits. L’orgue, les lustres et plusieurs bancs sont détruits ; il paroit même que les murs se sont écartés malgré la résistance des ogives. On donne pour cause de cet accident la démolition du clocher, contre lequel s’appuyoit la charpente. Heureusement personne ne se trouvoit à l’église à cette heure, qui est également celle du repos des ouvriers. Il est très-heureux que cet événement ne soit pas arrivé au moment des offices."


L’Ami de la religion – 10 octobre 1827



 Document fourni par Etienne Delahaye, que nous remercions beaucoup (Sainte Marie Cappel 59)



mardi 10 mars 2015

Hommage à Philippe Hartmann

Nous avions évoqué le décès de Philippe Hartmann le 17 janvier 2014, le lendemain de sa mort.
Puis nous avions publié un bref article le 21 janvier 2014 avec un lien très riche sur une publication de Pascal Quoirin qui l'a bien connu.


Voici une autre publication parue dans l'Orgue Francophone N° 50, revue de la FFAO (Fédération Francophone des Amis de l'Orgue) et signée de Jean Paul Schiffmann.

Cet article annonce également La Journée Hommage à Philippe Hartmann
Le 20 mai 2015





Article FFAO
"J’ai fait la connaissance de Philippe Hartmann en même temps que celle de Maurice Moerlen en 1965. Il était venu installer un petit orgue positif au séminaire de Pelousey (25), pour l’enregistrement des chorals de la Passion selon Saint-Jean de Bach avec les choeurs symphoniques de Besançon placés sous la direction de Roger Pernette. Maurice Moerlen tenait le clavier.
Passionné d’orgue, je rencontrais deux personnes qui restèrent ensuite des références dans ma vie et pas seulement sur le plan artistique.
Philippe Hartmann travaillait à cette époque sur l’orgue de Baume les Dames qui fut inauguré deux ans après par Michel Chapuis. Il était déjà reconnu comme un facteur d’orgue très clairvoyant. N’avait-il pas sauvé plusieurs instruments dont le grand orgue de Dole dans les années cinquante et en 1963 celui de Saint-Jean de Losne qu’il aimait particulièrement. 
Je l’ai retrouvé à plusieurs reprises en particulier à Saint Dié au stage d’orgue que dirigeait Pierre Vallotton, fondateur de la FFAO. Je me souviens d’une conversation avec Pierre qui qualifiait Philippe Harmann de « facteur d’orgue génial du siècle » !
Un dimanche matin nous venions de suivre ensemble le culte au temple de Saint-Dié. Philippe m’invita à aller aussi à la messe à la cathédrale car «nous sommes aussi catholiques, Schiffmann, n’est-ce pas ?» Ca m’avait amusé sur le moment, mais en même temps je découvrais la foi profonde de l’homme. J’ai pu par la suite confirmer cette impression dans différentes conversations, y compris théologiques, toujours passionnantes. 
Une conversation avec Phlippe amenait toujours ses amis  à se  remettre en cause sur bien des points de leur existence, et naturellement sur la manière de penser l’orgue  tant sur le plan instrumental que sur le plan musical. Philippe Hartmann était intarissable  sur Bach et sur la musique des XVII et XVIII ème siècles français, mais il avait aussi des avis pertinents sur les compositeurs du XXème siècle. Il avait son franc parler, mais avec une grande délicatesse il savait corriger une affirmation qui ne lui convenait pas.

Philippe Hartmann est décédé le 16 janvier 2014

C’est au cours d’une conversation informelle, avec Michel Chapuis et Jean Deloye, à Jouhe le 5 novembre 2014 que la personnalité de Philippe Hartmann a été évoquée pour la FFAO. En voici les  traits principaux :

Philippe Hartmann a contribué à relancer la restauration des instruments anciens en  veillant à leur protection. Il restera comme une personnalité indispensable dans le monde de la facture d’orgue de son temps. Nous partagions sa pensée et nous avons beaucoup discuté ensemble sur les instruments historiques en particulier.
C’était surtout un chercheur qui n’était pas sûr, d’ailleurs, de ses idées. Elles étaient toujours très intéressantes : il a fait des essais notamment sur le plan mécanique et sur le plan sonore, tout en restant très prudent.  Il avait une grande qualité : il savait aussi recevoir les idées des autres sur le plan technique et les adopter, si elles lui paraissaient bonnes. A cet égard, il n’était pas jaloux du tout, et acceptait volontiers de partager ses propres idées. Il ne cachait pas son savoir-faire, ce qui est assez rare, quand bien de ses confrères cherchent à garder leurs secrets.
Tous ceux qui l’ont connu en gardent des souvenirs émus. L’homme était d’une extrême gentillesse et d’une grande bonté. C’est ainsi qu’on ne l’entendait jamais dire du mal de ses collègues. Cela ne l’empêchait pas de faire des remarques sans condescendance sur une approche qu’il jugeait discutable. D’une grande culture foncière, il échangeait sur tous les sujets avec une grande courtoisie.
Son influence parmi les facteurs d’orgue a été importante non seulement en France, mais également au niveau européen. Il a impulsé un mouvement qui perdure de nos jours. De nombreux facteurs lui doivent leur formation initiale ou ont bénéficié de ses conseils.
 Michel Chapuis précise qu’il a lui-même beaucoup appris de Philippe Hartmann sur le plan pratique, c’était le but, mais finalement sur tout le monde de l’orgue. Il voulait constamment faire connaître autour de lui ce qu’il savait.
Jean Deloye ajoute que dans le domaine des orgues de salon il avait beaucoup d’imagination. Il trouvait souvent des astuces originales. Michel Chapuis précise qu’à l’endroit des astuces «ce n’était même que ça». En présence d’un problème difficile il ne renonçait jamais et finissait toujours par trouver une solution. 
Comme beaucoup de ses condisciples Jean Deloye déclare qu’il a été heureux «d’apprendre son métier avec cet homme là». Précision du travail bien fait, esprit du beau, choix des bons matériaux, conseils pertinents sur le plan technique …"
Lors d'une petite conférence avec les Amis de l'orgue de Dole, Jean Deloye terminait en disant que, bien sûr il avait un père biologique, mais que Philippe Hartmann était son "père professionnel".
Jean Paul Schiffmann
Revue  L'Orgue Francophone N° 50 page 83








Hommage à Philippe Hartmann 





vendredi 12 septembre 2014

Inauguration de l'orgue de Chazot


Admirablement restauré par le facteur d'orgue Jean Deloye d'Audelange dans le Jura, le merveilleux petit orgue de Chazot sera fêté ce dimanche 14 septembre 2014.

Bénédiction le matin au début de la Messe dominicale vers 10 heures.

Concert avec les organistes du lieu et Jean Paul Schiffmann à 13 h 30

Il fera l'objet d'un article sur ce site puisqu'il compte parmi les instruments du Pays de Doubs Central

mardi 21 janvier 2014

Philippe Hartmann

Orgue en France sous la plume de Pascal Quoirin rend un hommage à ce grand facteur qui vient de nous quitter. Ses obsèques ont eu lieu aujourd'hui au Havre.
Tout est dit en peu de mots.




samedi 18 janvier 2014

Deuxième dimanche de temps ordinaire


"Oui, j'ai vu, et je rends ce témoignage: c'est lui le Fils de Dieu." Jn 1, 34


Ouverture : Tachet

Au début de la célébration l'orgue ne jouera pas, y compris pour le chant d'entrée en mémoire de Philippe Hartmann, facteur d'orgue qui restaura cet instrument en 1967.




Méditation : Choral "Nous croyons tous en un seul Dieu" Marcel Dupré (1886 - 1971)
N° 77 des 78 chorals Opus 28 
(Ouverture de la Semaine de l'Unité pour l'Unité des Chrétiens)


Choral luthérien
("Wir glauben all' an einen Gott,
Vater, Sohn und Heil'gen Geist,
Der uns hilft in aller Not,
Den die Schar der Engel preist,
Der durch seine groBe Kraft
Alles wirket, tut und schafft.")
Traduction ci après.




Communion : Choral "Vor deinen Thron tret' ich" BWV 668 Johann Sebastian Bach (1685 - 1750)

A la mémoire de Philippe Hartmann.

"Devant ton trône, 
je vais comparaitre,
Ô Dieu, et je te prie humblement,
Ne détourne pas ta face pleine de grâce
De moi, le pauvre pécheur"


Sortie : Choral " Wir glauben all' an einen Gott" Johann Sebastian Bach
Extrait de la Messe Luthérienne
BWV 680

"Nous croyons tous en un seul Dieu,
Père, Fils et Saint-Esprit,
Il nous aide dans nos détresses,
Lui que les anges prient
Par sa puissance,
Il créée tout."



Sous réserve du déroulement de la célébration
Jean Paul Schiffmann

vendredi 17 janvier 2014

Décès de Philippe Hartmann

Nous venons d'apprendre le décès du facteur d'orgue Philippe Hartmann, hier 16 janvier 2014.


Il fut le restaurateur intelligent des Grandes Orgues de l'église Saint Martin de Baume les Dames.

Nous lui consacrerons un hommage sur ce site.

Dans cette attente vous pouvez relire sa dernière communication lors de la publication du mémoire de Madame Chantal Zimmermann sur l'instrument baumois qui était comme il le disait lui-même son Opera Maxima. "Page Historique"


Premier Hommage sur Internet



samedi 2 novembre 2013

Naisey les Granges

Naisey appartient à la Communauté de  Communes la plus au sud du Pays du Doubs Central.

Ce village a beaucoup de charme et un patrimoine assez impressionnant dont l'orgue de l'église paroissiale.

Située sur le premier plateau jurassien, il a pour point culminant "Les Essarts" à 715 m.
L'église est à 450 m. d'altitude. La configuration de la localité aux rues sinueuses est due au fait qu'elle constitue un carrefour routier important, cependant peu connu des grands axes régionaux. On y remarque une vieille maison médiévale du XVIème siècle, une maison de maître, propriété de la famille de Sagey, construite auXVIIIème siècle.

L'église au clocher-porche à l'impériale date de 1770. Elle renferme de nombreuses richesses dont la plupart ont fait l'objet d'un classement  au titre des monuments historiques.

Le Grand Orgue est construit en 1850 par Charles Verschneider. Il est classé monument historique depuis le 12 mai 1978.


Une Page Facebook lui est consacrée depuis octobre 2013

Vous y trouverez de nombreux détails techniques et d'admirables photos
Bravo à Antoine Joly qui en est l'auteur !

Voici ce qu'en disait l'abbé Gabet dans son inventaire en 1956 :

"Très bel orgue mécanique. Un positif réel dans le dos de l'organiste. Orgue donné par une famille de la paroisse. Très bonne facture. Tuyaux bien entretenus et étain. Un jeu de pédale a été enlevé."

La remarque sur le positif dorsal se justifie à l'époque de l'inventaire de 1956. Dans le diocése peu d'instruments à l'époque avait un positif de dos "réel". A l'époque romantique et au début de XXème siècle on les supprimait pour placer une console retournée.


Composition

Positif  (54 notes ut1 fa 5)

Bourdon 8
Prestant 4
Salicional 4
Doublette 2
Basse de Cromorne 8
Dessus de Hautbois 8 (séparation ut)

Grand Orgue (54 notes ut 1 fa 5)

Montre 8
Bourdon 8
Gambe 8
Prestant 4
Flûte 4
Doublette 2
Cornet V rgs
Trompette 8  (basse et dessus)

Pédale  ( 18 notes ut 1 fa 2)

Soubasse 16
Flûte 8
Trompette 8
(Chape libre entre Flûte et Trompette : Flûte  4 / Clairon ?)

Accouplement à tiroir I/II



A quelques kilomètres un autre instrument, présumé Verschneider, est actuellement muet :
OSSE.

mercredi 17 juillet 2013

Les orgues de Rougemont

L'église de Rougemont est bien la seule du canton a posséder deux orgues.
Ces instruments ont été ajoutés au patrimoine du Pays du Doubs Central.


En nid d'hirondelle le Grand Orgue Roethinger de 1955



Cet instrument est aujourd'hui muet.
La console était installée sur une tribune au fond de l'église.

Cela occasionna d'ailleurs des problèmes de retards acoustiques pour l'organiste.
Le facteur Roethinger ajouta deux jeux en encorbellement devant la console.
(La console et ces deux jeux ont aujourd'hui disparus)

Composition de 1955

Grand-Orgue (et positif de tribune en encorbellement) 56 notes

Montre 8
Bourdon 8 (positif)
Cor de nuit 4
Flûte conique 4 (positif)
Plein Jeu III rgs
(une chappe libre)

Récit 56 notes

Bourdon 8
Principal 4
Nazard 2 2/3
Flageolet 2
(une chappe libre)

Pédale 30 notes

Soubasse 16

Accouplement Récit/ Grand-Orgue
Tirasses Grand-Orgue - Récit
Appels : Tutti

L'orgue de Choeur 



Cet instrument a été restauré et installé par le facteur d'orgues Claude Jaccard de Fahys les Autrey (70) en 2007. Inauguration Dimanche 7 octobre 2007.

Il semble être du XVIII° siècle vraisemblablement du facteur Lété.
Il fur d'abord installé au théâtre de Besançon, puis cédé au Grand Séminaire comme orgue d'étude.
Claude Jaccard en a repensé la composition d'origine pour sa nouvelle destination liturgique.


Composition


Clavier unique 54 notes

Bourdon 8
Salicional 8
Prestant 4
Doublette 2
Plein-Jeu IIIrgs

Pédalier  30 notes (tirasse mobile)

Cet instrument judicieusement placé près de la chorale paroissiale remplit son rôle d'orgue de choeur. L'humidité récurrente de l'église a pourtant ces dernières années provoqué des dysfonctionnements sérieux auxquels il faudra remédier.




mercredi 24 octobre 2012

Eglise Saint-Martin

L'église qui abrite le Grand-Orgue Callinet/Hartmann ne manque pas de charme en automne depuis la place du Général de Gaulle.

Photo 2012 octobre 

 Historique "Pierre à pierre ...
l'église Saint Martin".

(Archives de Jules Gauthier 1790)


En 1607, on songe à la construction d'une nouvelle église.

Les paroissiens demandent aux archiducs l'octroi du tiers des amendes prononcées, dans le ressort de Baume, pour cette église. 

La ville centralise des fonds pour la fabrique de l'église, à François Boilloz, Pierre Devillers et Claude-François Gouget, procureur.

M.M. Gillebert et d'Esnans sont chargés "d'avoir l'oeil en la thiélerie (tuilerie) ; M.M. Gaidot et le syndic "d'ouïr les comptes des maçons" ; Pierre Damey et Pierre Devillers d'acheter des lattes ; Denis Dolet et Claude Perrenot de faire faire les grosses cordes et d'ouvrir les carrières des Combes, conjointement avec le docteur Marot ; François Ramasson de lever les jets des paroisses ; M. Gaidot le jeune de surveiller les maçons.

Le 8 avril 1608  des magistrats, notables et clergé de Baume décide "sauf consentement de Mgr l'Archevêque de Besançon et de Mme l'Abbesse de Baume" l'union des deux paroisses Saint-Martin et Saint Sulpice et la construction, aux frais de la ville, d'une église paroissiale, commune à tous les habitants, sur l'emplacement et sous le titre de l'église Saint-Martin.

A cette date le maïeur était Jean Ramasson le vieux.
L'Abbesse était Marguerite de Genève.
(L'église Saint-Sulpice a été désaffectée et transformée en maison d'habitation et en pas-de-porte. On peut toujours la voir Rue Bougeot en face du bureau de tabac).

Le 14 juillet 1613, un traité est passé avec l'abbesse, patronne des deux églises, pour obtenir son consentement à l'union des deux paroisses. On profite, pour ce traité, du passage de l'évêque de Corinthe à Baume.

Le 23 septembre 1618, un édit municipal défend aux particuliers d'extraire désormais de la pierre des carrières des Genévriers et des Combes, réservées uniquement à la construction de la nouvelle église. Un marché d'extraction de pierre est avec Claude Tissot et Antoine Court de Pontarlier.

Un cahier des charges et l'adjudication des maçonneries de l'église neuve sont entreprises par Pierre Roussel de Morteau et consorts, 31 janvier 1618.

Charpente. Le marché de la charpente est passé, au prix de 700 francs de principal et 40 francs de vin, avec Etienne Syre, de la Grand-Combe, Antoine et Claude Myotte de Chez Rossignier. 1618.

En mai 1625 l'église est debout, mais l'abbesse Hélène de Rye s'oppose à la célébration d'une première messe solennelle jusqu'à l'entier règlement des questions soulevées entre elle et la ville.

Le 10 avril 1626 on décide la construction de charniers publics et privés dans la nouvelle église.
Le 5 décembre de la même année une image de N. Dame de Montaigu est donnée à l'église de Baume par le frère "Henry Le Large, hermitte" demeurant à l'hôpital de cette ville.
Le 22 octobre 1628, 300 francs sont alloués pour la confection d'un tabernacle à l'église Saint-Martin. Le sieur curé Moynne est un bienfaiteur de l'église.

Cloches. Requête de Tobbie de la Paix, fondeur de cloches de La Motte en Lorraine, relative à la fonte des cloches de l'église neuve. 1628.

Le 8 mars 1630, Marguerite Gillebert, veuve du sieur Briseuf, offre 200 francs à l'église pour acheter une tableau destiné à orner le retable de l'autel de Notre-Dame. Ce tableau est celui de la Vierge aux Saints de Sille de Loisy.

L'Horloge de l'église fabriquée par les P. P. Jésuites de Vesoul ne donne pas l'heure exacte. On demande au fabriquant de venir réparer rapidement.

Menuiserie. Lettre d'un sieur Peletier recommandant au lieutenant du bailliage de Baume "Jean Monnot le Jeune, du Noël-Cerneux et Daniel son filz, fort experts non seulement en la menuiserie, mais aussi en la sculpture, voire autant qu'il s'y pourrait rencontrer dans le pays", 1628.

Le 15 octobre 1631, le sieur Lambert, orfèvre, est chargé de marchander à Besançon une statuette de Saint-Sébastien en argent.

Le 11 décembre 1633, on institue Claude-Louis Ardin, sous diacre, comme sacristain de l'église de Baume.

Le 4 juin 1634, la peste rôde ... Un rang est accordé aux avocats et procureurs de la confrérie de Saint-Yves (suivant leur ancienneté dans les stalles du choeur de l'église, attendu qu'ils ont fourni, pour les construire, la somme de 324 francs.

Un marché très détaillé du retable de la Vierge (côté de l'Epitre) est passé entre les fabriciens et Jacques Rochejean de Noël-Cerneux, qui s'engage à faire les colonnes torsées, couronnement et niche pour une Notre-Dame de Montaigu "en ordre salmonique", passé en présence de Jean et Daniel Monnot, menuisiers de Noël-Cerneux, 1634.

Serrurerie. Requête de Claude Canivey, de Baume, entrepreneur des loquets des fenêtres de l'église.

Marché des verrières de l'église est passé avec Adam Damey de Trévillers, 1622. (dossier de divers types de verres encadrés de plomb.

Procès est intenté contre les fabriciens, par M. de Châteauvert, relativement aux droits de banc et sépulture de sa chapelle détruite par la nouvelle bâtisse.

Divers procès sont intentés ou soutenus relativement à la construction de la nouvelle église (1618-1635)

Il y a projet de clocher et établissement de plans.

C'est le 15 décembre 1652 que l'on décide de faire "taller" (daller), l'église.

Le 21 décembre 1655, le sieur Guenard est chargé de la maîtrise des enfants de choeur et du rétablissement et tenue de l'orgue.

Messire François Regnaude est "curé et doyen rural de Baume".

Le 23 juillet 1656, on prie l'évêque d'Andreville, suffragant de l'archevêque de venir consacrer l'église neuve.


A cette date la ville de Baume comptait 949 "manants".


Une place d'église vendue à noble Claude Belot, est réclamée par noble Guillaume Belot, de Pierrefontaine, son fils, le 13 octobre 1658.

Le 17 avril 1660 un Te Deum est chanté à l'occasion de la paix.

De janvier 1660 à février 1661, commission est donnée au maïeur de s'entendre avec un peintre et un sculpteur pour l'exécution du retable du maître-autel.
1 200 francs sont affectés au paiement du retable.

Le 22 octobre 1664, le sieur Thévenin fait un legs de 500 écus pour l'église.

En mars 1665, on se prépare à recevoir l'archevêque qui fait la visite de son diocèse.

Les réparations au clocher et à l'église seront dues par les habitants de Champvans et de Grosbois, paroissiens, 1774.

Le 10 juin 1674, Baume sans résistance, passe sous la domination française de Louis XIV. Le maïeur propose la vente immédiate de la poudre et du plomb de l'arsenal.

Le 5 septembre 1683, l'archevêque de Besançon ordonne des prières publiques pour le repos de l'âme de la reine : Marie-Thérèse d'Espagne.

Peu avant, le sieur de Loisy, orfèvre de Besançon, envoie le modèle d'un encensoir d'argent massif pour l'église.

Le 5 août 1670, un Te Deum est chanté par ordre du marquis de Renty pour une victoire remportée par les troupes du Roi, sur les Anglais et les Hollandais.

Le 21 octobre 1696, on fait la quête, pour commander des tableaux afin d'orner l'église.

Le 14 août 1701, à la suite d'une lettre de François-Joseph Grammont archevêque de Besançon, annonçant sa visite pastorale, la ville délibère et prend des mesures pour sa réception. On le logera dans la maison à tourelle de M. Gillebert. On ira le complimenter en corps de ville en lui marquant le déplaisir qu'on a de ne point le recevoir en armes, le port d'armes étant interdit par Sa Majesté le Roi.
On lui offrira deux bassins de truites, brochets ou carpes du Doubs, trois ou quatre sacs d'avoine, des bouteilles du meilleur vin qu'on pourra trouver.
On le remercie par lettre, de commencer sa tournée pastorale par la ville de Baume, au premier septembre 1701.

Une cloche paroissiale récemment fondue est installée et bénie le 21 juin 1702. Le parrain est Claude-François Pasquier, maïeur, la marraine est Madame d'Achey, mère de la Révérende abbesse.

Le 5 juillet 1704, un Te Deum est chanté à cause de la prise de Suse.

Le 26 août 1714, une lettre du Roi annonce au gouverneur, le comte de Grammont, la prise de Landau et prescrit un Te Deum.

Le 20 mai, ont lieu Te Deum, illuminations, feux de joie à l'occasion de la paix de Rastadt.

En décembre on a réparé l'orgue.

(Le 18 septembre le roi Louis XIV est mort).

Le 16 août 1726, un Te Deum est chanté pour la convalescence du roi Louis XV.

Le 17 septembre 1730, Te Deum pour la naissance du duc D'Anjou.

Fonte d'une grosse cloche (14 juillet - 31 octobre)

Le 7 juillet 1737 on décide la construction d'un clocher pour l'église et d'un presbytère par Claude-François Vieille, maçon.

Jeanne-Elisabeth Rougemont, veuve de Louis de Grain, seigneur de Domblan, fait don d'un capital de 666 francs pour le construction du clocher. 1737.

On achète à Pierre Juliard de Baume, les emplacements voisins de l'église, nécessaires pour le clocher.
Avec l'appui de l'Intendant, le Magistrat délibère. La décision est prise. Le clocher se fera.
Clocher XVIII°

L'adjudication des maçonneries est faite à Claude-François Vieille, entrepreneur, avec paiement d'acomptes, 1737 - 1741. 

L'adjudication des charpentes revient à Pierre-Claude Perrenot de Lure, 1741.

On vend à la veuve Trouvot les terrains demeurés inutiles après l'achèvement du clocher, 1748.
En 1745, on avait fondu trois cloches pour le nouveau clocher.




Le 1er août 1747, Claude-François Soumet est engagé comme organiste.


En 1749 (24-27 août) on baptise une grosse cloche dont le parrain est M. Amey, curé de la ville, et la marraine, Madame d'Achey, abbesse de l'abbaye suppléée par Madame Damas.

Le 31 mars 1750, le sieur Sommet, facteur d'orgue à Charmoille (terre de Porrentruy) est chargé de réparer l'orgue.

Note : Johann Sebastian Bach est mort le 28 juillet 1750.

Le 8 octobre 1751, Un Te Deum fête la naissance du duc de Bourgogne et à cette date l'abbesse, Madame de Crux-Damas fait don d'un ostensoir en vermeil.

Le 10 août 1756 - la prise de Minorque, par les troupes, donne lieu à un Te Deum.
Les grands vitraux de l'église viennent d'être réparés par Jacques Goz, vitrier baumois.

Le 13 janvier 1757. On donne une messe pour demander la santé du Roi.

En 1758 un marché d'orfèvrerie est passé avec le sieur Thiébaud, de Salins, maître-orfèvre, pour confection d'une croix et d'un calice au moyen des fonds légués par Sébastien-Victor Vuillin de Thurey.

Le 3 octobre 1758, on commande des cartouches en faïence pour l'horloge de l'église, au sieur Gauterot, faïencier au Cordonnet (Haute-Saône).

Le 2 avril 1761 on projette de réparer et de décorer le sanctuaire de l'église Saint-Martin.

Le 28 janvier 1768, messe solennelle à l'occasion de la mort du dauphin.

En avril 1771, on perce 14 oeils-de-boeuf dans le grande nef et les nefs latérales de l'église.

Le 4 juin 1774, un service a lieu pour le repos de l'âme de Louis XV.

Le 23 janvier 1775, un édit ordonne de recouvrir d'une couche de chaux les cercueils inhumés dans l'église paroissiale.

Le 25 janvier, réjouissances et messe pour le sacre de Louis XVI.

Le 20 janvier 1779, Te Deum à l'occasion de l'heureux accouchement de la reine Marie-Antoinette.

Le 28 octobre 1781, prières pour la naissance du Dauphin, et fêtes en décembre.

Le 8 avril 1785, réjouissances et prières pour la naissance d'un second fils du Roi.

Le 11 novembre 1788, un marché est conclu avec Claude-Léonard Faivre, maître-sculpteur de Besançon pour la construction d'un tabernacle, avec croix et 12 chandeliers, au prix de 2 400 livres.

En 1788, le sieur J.B. Liottey est chargé de fabriquer pour l'église, des bancs uniformes.

On établit un devis des réparations et embellissements exécutés dans l'église par l'architecte Bassignot (c'est à cette date que mure la partie inférieure des grandes fenêtres de l'abside), 1788 (plan du pavage et des stalles de l'église ; plan des sépultures et places d'église concédées aux paroissiens, 1789.

Archives de Jules Gauthier 1790.




à suivre ...

jeudi 4 octobre 2012

L'Isle sur le Doubs

L'orgue de L'Isle sur le Doubs a été ajouté à la Page "Doubs Central"



La partie ancienne de cet instrument provient du facteur Georges de Besançon (1848)

Grand-Orgue 54 notes
Bourdon en bois 8 (Quintaton)
Flûte 8
Prestant 4
Trompette 8
Clairon 4

Récit 54 notes
Salicional 8
Principal en bois 4
Basson-Hautbois 8

Pédalier en tirasse

En 1955 Georges Schwenkedel le transforme et l'électrifie.

Grand-Orgue 56 notes
Montre 8
Flûte 8
(Prestant 4 Doublette 2 Fourniture) en attente

Récit expressif 54 notes
Bourdon en bois 8 (Quintaton)
Salicional 8
Principal en bois 4
Flûte 2
Trompette 8
(Sesquialtera IIrgs Cymbale IVrgs) en attente

Pédale 32 notes
Basse 8 (emprunt de la Montre)
(Soubasse 16 Bourdon 8 Flûte 4) en attente

Commodités : Appel G.O. Appel Anches
Tirasse Grand)-Orgue Tirasse Récit
Accouplements  Réc./G.O. en 8 et 4
Pédale d'expression Récit
Combinaison fixes (Jeux marqués - Plein-Jeu - Tutti)

En 1998 Jean-Marc Cicchero et Joël Pétrique (traction électronique) restaurent l'instrument et le complètent.

Grand-Orgue 56 notes
Montre 8
Flûte 8
Prestant 4 (extension de la Montre en attente)
Doublette 2 (extension de la Montre en attente)
(Fourniture en attente)

Récit expressif 54 notes
Bourdon 8 (Quintaton)
Salicional 8
Principal 4
Flûte 2
Tierce 1 3/5
Cymbale III rgs
Trompette 8

Pédale 32 notes
Soubasse 16
Flûte 8 (emprunt au G.O.)
Bourdon 8 (extension de la Soubasse)
Flûte 4 (extension de la Soubasse)

Commodités :  Appel G.O. Appel Anches
Tirasse Grand)-Orgue Tirasses Récit en 8 - 4 - 2
Accouplements  Réc./G.O. en 8 et 4
Pédale d'expression Récit
Combinaison fixes (Jeux marqués - Plein-Jeu - Tutti)

Une vingtaine de jeux sont déposés dans le clocher et dans les combles en attente d'une extension.
Ils proviennent de l'ancien orgue de la Basilique de Longpont sur Orge acquis par la paroisse et les Amis de l'orgue. Le nouvel instrument de Longpont est spectaculaire, il est l'oeuvre de Daniel KERN

samedi 25 août 2012

Verne

Pas de messe à Saint-Martin !

Pour l'Unité Pastorale, la messe est célébrée à VERNE où on peut voir encore les ruines d'un orgue ancien qui mériterait une restauration de par son originalité.


Cet instrument avait été construit en partie par un ébéniste du village en merisier. La tuyauterie provenait du facteur Billod-Morel installé dans le Haut-Doubs au XIX° siècle. Il fonctionnait encore à la seconde guerre mondiale. Il est le seul témoin doté d'un soufflet cunéiforme d'origine en Franche-Comté.




Pour cette célébration c'est l'harmonium français Maurice Kasriel de l'église qui sera utilisé.

Pièces de César Franck (1827 - 1890)
Extraites de "L'Organiste" 
et "Panis Angelicus" avec trombone solo (Bertrand Houser)



mercredi 2 mars 2011

Les Grandes Orgues

Les Grandes Orgues de Baume les Dames
Dessin à la plume - Sylvain Mantaux


 Construit en 1839 par les Frères Callinet de Rouffach, cet instrument été restauré et agrandi en 1967 par Philippe Hartmann.

Ce site va s'étoffer progressivement à partir des données déjà en ligne (ancien site)


Le blog sera destiné aussi à l'actualité : Pièces d'orgue données en liturgie et concerts éventuels.